Groupe de divinités en tribhaṅga

16 000,00

Grès
XIe-XIIème siècle
Inde
H. 60 cm

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Description

Sous un dais végétal, se détachent en très haut-relief deux divinités féminines debout. Elles sont dans une position de tribhaṅga ou de « triple flexion », qui est caractéristique de la sculpture indienne.
Cette iconographie s’apparente à celle des « femmes à l’arbre », qui ornent les parois des temples. Leurs plastiques souples, et leurs formes plantureuses ne sont pas sans évoquer la fécondité dans la tradition indienne. Elles incarnent en cela la force régénératrice de la nature, puisque leur simple présence fait fleurir les végétaux. Leur caractère auspicieux les destine en cela à orner les parois des sanctuaires, qui sont couvertes de divinités semblables. Ce sont parfois des devatā, qui charment les dieux par leur présence, mais également des « femmes à l’arbre », appelées les śālabhañjikā, symboles de fécondité. Objets de contemplation, elles sont également un signe de bon augure pour les fidèles qui pénètrent dans l’enceinte du temple.

Ces deux divinités sont représentées dans un style caractéristique en Inde, où se rejoignent goût pour l’ornementation et des stylisations des formes.
Leurs plastiques souples, toutes en courbes, révèlent des formes particulièrement accentuées. Leurs visages sont extrêmement stylisés, à la manière de leurs corps. En effet, leurs grands yeux en amande très étirés, et placés sous des arcades sourcilières arquées témoignent de ce goût pour la stylisation. Les deux divinités sont richement parées, ce qui témoigne d’un grand soin accordé à l’ornementation. Elles sont toutes deux vêtues d’un vêtement saillant, aux plis mouillés, qui laisse entrevoir leurs courbes. Cette représentation correspond à un prérequis iconographique issu des textes religieux. Le vêtement diaphane participe en effet à symboliser le caractère divin de ces deux personnages féminins.

Provenance : Collection privée française, années 1980-1990.