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La sobriété d'une jarre bouddhique

Si la dynastie Song (960 - 1279) est connue pour ses céladons et porcelaines, alors prisés par la cour et poussant le raffinement technique de l'époque dans ses derniers retranchements, la production de terres cuites funéraires et religieuses ne fut pas interrompue pour autant.

La jarre que nous vous proposons est un modèle de sobriété esthétique et d'humilité toutes bouddhiques, doublé d'un témoin archéologique important d'un artisanat quelque peu oublié.

Façonnée en terre cuite, elle se distingue par son iconographie originale et évoque l’essor de la religion bouddhiste en Chine. 

Parmi les nombreux symboles du Bouddhisme fréquemment représentés par les potiers chinois, on retrouve ici quatre pétales de lotus  stylisés divisant la panse de la jarre en huit registres verticaux. Un bouton de lotus et le motif de la roue de l’enseignement du Bouddha (dharmachakra) sont également visibles sur le couvercle.

La religion bouddhiste, apparue dès le Ier siècle en Chine, se propage dès le IIIe siècle et conserve une place essentielle sous la dynastie Song alors même que les valeurs confucianistes et le taoïsme restent forts.

Ce récipient se distingue par ailleurs par la présence de cinq personnes et de douze signes du zodiaque (shengxiao) sur la partie inférieure de la jarre. Les shengxiao sont les douze animaux qui représentent le cycle des douze années sur lequel le calendrier chinois est basé.

On peut penser que cette jarre était destinée à contenir des offrandes. 


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